J5 - Annapurna Mandala Trail 2013
pascalpenot

Aucune participation prévue dans les 8 semaines à venir.

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J5 - Annapurna Mandala Trail 2013

Par pascalpenot - 15-02-2014 07:44:34 - 1 commentaire

Annapurna Mandala Trail 2013

5ème jour – 25 avril 2013 –2 ème étape

Tadapani – Dana (35 kms)

J’ai bien  dormi… malgré un réveil vers 2h30 et avoir pas mal tourné dans ma caille, j’ai pu emmagasiner au total 5 bonnes heures de sommeil.

Le temps ce matin est au Soleil. Je prends plaisir à le sentir réveiller mon visage, réchauffer mes traits, éblouir mon regard. Je profite du panorama sur les sommets qui est majestueux…

Coté santé, la fièvre semble être tombée et les fesses ne serrent plus. Subsiste encore de belles crampes d’estomac et une barre latente sur le crâne. Après la diète de la veille, le « Tiya » (thé) et le petit déjeuner font le plus grand bien.

L’étape démarre à 8h pour une belle descente assez technique en forêt… Après mon état d’agonie de la veille, je prends plaisir à pouvoir me lâcher un peu et je me laisse aller dans ce dédale de roches et de racines dans la pente. C’est un plaisir d’éviter les obstacles, de poser au mieux le regard pour épouser la meilleure trajectoire et jouer les équilibristes dans les épingles.

Arrivée très vite au fond de la ravine, la montée brutale qui suit me rappelle tout de suite que l’on ne guérit pas d’une gastro fiévreuse dans un claquement de doigt. Monter à mon rythme habituel m’est très vie assez pénible.

Aussi, je n’insiste pas et je prends un rythme de marche avec un souffle d’endurance plus supportable.

Je salue une dernière fois mes compagnons de course qui reviennent sur moi et j’abandonne peu à peu ma foulée pour profiter du temps agréable et m’imprégner des paysages.

Ce léger regain de forme et cette aisance à ventiler sont tout de même une bonne nouvelle. A une allure guère plus rapide que la veille, avancer n’est plus une galère, ni une douleur. J’ai un sentiment de légèreté dans ma flânerie. Mais surtout, je ressens le plaisir revenir à moi. Sans trop me soucier du temps, j’avance et je profite enfin en vrai touriste. Dans les parties plates ou descendantes, je courrôte nez en l’air.

 

Et dans chaque village ou hameau que je traverse, je prends le temps de marcher lentement, à contempler les bâtisses, les gens et les petites choses de la vie quotidienne.

A Ghorepani, le parcours prévoit un aller retour au sommet de Poon Hill, un point de vue tape-cul qui culmine à 3106m.

 

Dans la montée je croise Clotaire et Christophe puis Joël et Walter qui sont déjà dans la redescente.

Au sommet,  l’organisation a poussé le luxe jusqu’à établir le pointage de contrôle au sommet du Mirador ou par temps clair, la vue sur la chaine de l’Himalaya est parait-il sublime.

La suite de l’étape est globalement une longue descente dans la vallée. Toujours sous une météo agréable, je continue à ralentir et guetter dans les villages le quotidien des gens.

Dans l’un d’eux, je retrouve deux népalais de l’organisation de la course qui m’invitent à venir sur une terrasse ou dorent au soleil des grains de riz, pour gouter le Lassi de Nak.

Malgré les risques de réveiller les affres de ma gastro, ma curiosité de couillon ne louperai ça pour rien au monde et j’en boirai 2 bonnes tasses délicieuses.

Une carrière façon népalaise

Après ce village suivra une très longue descente assez raide qui dérouille et chauffe les cuissots. Le sentier m’amène au pied de la rivière Kali Gandaki.

Je traverse le long pont suspendu. Sur l’autre versant, en direction de Tadapani, le sentier a disparu pour laisser place à une piste de terre carrossable peu avenante. Comme n’importe quel chemin carrossable du monde, ce type de chemin m’ennuie terriblement. J’y ressens comme une sensation d’avoir été extrait de la nature, de marcher à coté sans pouvoir sentir ses formes, ses aspérités, ses détours. Ces chemins sont des balafres sans cicatrisation possible. Lassé de cet ennui, dès que le pourcentage le permet, je courre. J’ai maintenant hâte d’en finir même si je sais que le chemin pour Dana est encore long.

Tout à coup, au loin face de moi, j’entends « Hey Pascal, comment vas-tu ? ». Ayant tout d’abord un peu de mal à reconnaitre cet européen qui a repéré de si loin mon si particulier « chapôlapaille », je me retrouve nez à nez face un type avec lequel nous avons un ami traileur commun et avec qui j’avais discuté en compétition, sur un parcours de trail je ne sais plus où en France (peut être le Vulcain). Il est en trek avec un camarade et un guide népalais dans les Annapurnas… Drôle de rencontre du bout du monde, me dis-je.

Après avoir discuter le bout de gras, en reprenant ma course dans ce chemin, je tombe sur Philippe qui revient sur moi. Je le croyais devant mais il s’est un peu paumé en route, me dit-il... Je l’invite à prendre ma foulée et courir en ma compagnie pour en finir avec cette fin d’étape au plus tôt. Il s’exécute mais il semble un peu fatigué et a du mal dans les légers faux plats.

Alors on s’attend avec ce qu’il nous reste de bonnes volontés, et c’est ensemble que nous finirons l’étape jusqu’à Dana ou nous arrivons un peu après 15h.

Ngawang le directeur de course

Le reste de la journée sera assez banal. Une douche avec de l’eau bien chaude, le lavage du linge, une somnolence au lit en attendant le repas du soir et le traditionnel Dal bhat, puis le briefing de l’étape du lendemain.

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1 commentaire

Commentaire de PhilKiKou posté le 27-02-2014 à 21:45:26

beau temps toujours là, et la forme revient !!

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