Tour des cirques par les Crêtes : 2eme Jour
pascalpenot

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Tour des cirques par les Crêtes : 2eme Jour

Par pascalpenot - 07-01-2013 19:16:29 - 2 commentaires

Tour des cirques par les Crêtes : 2eme Jour

 

Hier soir un SMS d’Hélène m’annonce qu’un empêchement  ne lui permet pas de m’assurer un ravito-fruits, ni le roulage pour les 10 kilomètres de routes menant au Tapage les hauts, ni de m’accompagner dans les sentiers quelques heures.

A 4 heures de matin, je déjeune donc léger avec un café puis un chocolat chaud. Je range de bivouac, refait le sac et repars pour le de deuxième jour de mon voyage

 

En passant dans la rue Emile Rivière très habitée, je tombe sur une dame au réveil dans son jardin dans lequel se trouve un litchi énorme et chargé de fruits qui débordent sur la route.

« Vous ne les mangez pas vos litchis ? »
- Ils ne sont pas encore murs?
- Ah mais pour moi ils sont assez rouges, je peux en gouter un ?
- Bien sur !

Sous le regard bienveillant de la dame, j’en cueillerai une branche entière… La vitamine bio du ti déj est servi !!!!
Dans le jardin d’un autre case abandonnée, je trouverai également un litchi moins chargé mais aux fruits bien murs… je me rempli le ventre en descendant le sentier ilet Rolland vers la rivière de Cilaos.

Dans ce sentier je trouverai des Manguiers aux mangues pas encore murs ou bien inaccessibles dans la pente raide et des Jacquiers  avec des ti jacques trop murs !

 

 

Une fois à l'emboucgure du cirque de Cilaos, je parviens à traverser la rivière sur les galets sans avoir à me déchausser.

 

Sur la route menant à la Rivière St louis, je trouverai enfin un manguier en bord de chemin avec des fruits murs et bien sucrée à manger. Je discuterai également quelques minutes avec un Boug dans le jardin de sa case qui semble à la fois émerveillé par mon périple et un peu inquiet pour moi.

 

A la Rivière je m’arrête au premier chinois pour un manger ce qui sera à la fin la fois de mon ti déj et mon repas de midi. Eau de Cilaos, 2 Yop, 1 vache qui rit, 4 bonbons miel, 1 tablette de chocolat seront mes gâteries du jour.

Une fois tous ça avalé, je reprends la route en direction de la pente Nicole ou m’attend l’arrêt du bus pour le Tapage. En attendant l’arrivée du car j’envoie un SMS à Hélène qui devient peu à peu ma bonne fée logistique et ma chroniqueuse Facebook.

 

Je m’attendais au vu des virages qui nous attendent à un petit bus des hauts. Mais non c’est un gros 40 places qui se gare devant moi. Je paye, m’assoie et écoute les créoles discuter entre eux. Le chauffeur de bus semble connaitre la route et les angles des virages par cœur…Souvent il s’engage dans des épingles à cheveux en retournant la tête vers nous pour discuter tout sourire avec les passagers.. Il est fou !

 

Il est au environ de 9 heures quand le bus me dépose et que je peux enfin retrouver la terre des sentiers!!!
La montée du sentier du Tapage les hauts est déja chaude mais avec une légère brise agréable. Il m’offre de nouveaux points de vues que je ne connaissais pas… sur la ravine grand fond du coté gauche aux flans du Dimitile de l’autre (photo ci dessous).

Je croiserai un peu de monde notamment un couple lui zorey, elle créole avec chacun un masque épais de crème solaire recouvrant le nez et les joues. Il ne manquait qu’à leur déguisement, la larme de pierrot

 

En entrant dans le sentier menant aux Makes je me retrouve sur le parcours d’un course, un raid sur 4 jours… Je croise Aurélia Audigier une jeune traileuse et son dossard 11. Rieuse et très sympa, on discutera tout en faisant du yoyo pendant une bonne demi heure jusqu’au sommet des Makes. Elle me dépose aisement dans les descentes que j’attaque avec prudence car le le sac  accentue le moindre degré quand je balance à gauche ou à droite dans la caillasse. Je reviens par contre régulirement sur elle au train dans les montées malgré mes 15 kilos sur le dos. Un peu cardio pour un Traileur... ça se refuse pas.

Je quitte le parcours de la course alors qu’ils redescendent par la route, pour tourner à droite et attaquer la montée vers le piton du petit Mapou dans lequel m’attend ma première cache d’eau de la journée.

 

Le sentier est très beau au niveau du petit Mapou. Il passe dans une belle foret d’altitude de Tamarins et de Mapou

 

Il se termine au niveau du Camp 2000 sur une route forestière moins agréable qu’il faut remonter de longues minutes avant d’arriver à l’entrée du sentier des Bénares. J’y récupérai une autre bouteille d’eau cachée et fera une pause en avalant une boite de saumon à l’huile d’olive. En effet à ce ryhtme, jer me dis déja que ce périple initialement prévu en 6 jours va s'achever en 5 voire 4 jours... Ayant initialement pas prévu de manger le midi, je me retrouve avec des rations de nourriture en rab...Et puis je me dis que ça fera toujours 160g en moins dans le poids du sac!!!!

 

Dans le sentier du petit Bénare je suis en plein dans la zone d’incendie du Maido de l’an dernier…. J’ai le souvenir des ces paysages déja emprunté il y a quelques années… A une période de l’année l’herbe est ici d’un jaune vif tachetéée par de vert à divers tons des arbustes qui dépassent la végétation. Des couleurs qu'auraient surement aimé Vincent Van gogh!... C'est ou plutôt c’était si beau que l’on ce serait cru à admirer une savane d'afrique dans laquelle on attendrait à tout moment la venue d'une girafe, d'un zèbre ou le cri de la lionne.

Aujourd’hui ce paysage désolé qui démarre sa renaissance... c'est comme une vision étrange, pas laide... ni belle non plus… juste étrange!

 

 

Ayant plus de temps qu’il n’en faut pour arriver au sommet du grand Bénare avant la nuit je flâne et monte à allure lente tachant de ménager es épaules qui commencent sérieusement à ressentir le poids du sac. Au ti Bénare, j’inspecte la grotte dans laquelle j’aurai dormi si mon périple du jour s’était arrêté la !

 

Je pars ensuite récupéré mes 2 bouteilles d’eau cachées dans les parages.si je trouverai la première facilement, je mettrai des plombes pour trouver la deuxième cachée derrière un fourré... Le problème c'est que dans la zone de cache... des fourrés... y'avait qu'ça!!!

 

Arrivé au sommet, je pose le sac et m’avance au bord du rempart pour admirer entre 2 trouées nuages ce paysage merveilleux... Je ne bouge plus... j'ai le sentiment d'être seul au monde au dessus de ce coeur magnifique de ce paradis... J'épouse et prends le temps d'admirer mon éternel Eldorado!

 

Entre 2 masses nuages, le cirque de Mafate se découvre peu à peu laissant deviner les plis et les arêtes majestueux de son relief. Cilaos par contre restera capricieuse, couverte et masquée.

 

 

C’est l’heure de préparer le bivouac, il est un peu plus de 17h30 le soleil est encore la mais le vent froid préfigure déjà que la nuit sera fraiche... Pas mécontent d'avoir le sac à zéro degrès confort pour ce soir.

 

Après une douche à la lingette, je me change et attaque le repas composé de foie gras, de semoule complète et d'une soupe aux asperges. Puis très vite je me mets sous la tente et à … 18h30 alors qu'il fait encore jour, je démarre ma nuit…
Je commençais à somnoler quand je reçois un message d’hélène qui confirme le rendez vous de 8h au Maido demain matin... Cooooool!

 

A suivre...

 

 

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2 commentaires

Commentaire de Bacchus posté le 07-01-2013 à 23:18:39

Foie gras... c'est régime de fête
Vite la suite !!

Commentaire de freddo90 posté le 08-01-2013 à 13:23:45

Merci de partager ce beau périple. Le bus de la route de Cilaos, je l'ai suivi une fois en voiture... on était impressionné par la façon dont il roulait, aussi vite que les voitures !

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