Entrainement Semaine 19 : 1re traversée de la Réunion de l'année
pascalpenot

Aucune participation prévue dans les 8 semaines à venir.

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Entrainement Semaine 19 : 1re traversée de la Réunion de l'année

Par pascalpenot - 22-05-2012 20:19:50 - 2 commentaires

Entrainement Semaine 19 : 1re traversée de la Réunion de l'année

Lun

07-mai

Sortie trail faronesque 3h30

Mar

08-mai

repos

Mer

09-mai

repos

Jeu

10-mai

repos

Ven

11-mai

Reco 974: langevin Grand péi

Sam

12-mai

Reco 974: Grand péi - Taibit

Dim

13-mai

Reco 974: Taibit - Sans souci

 

Poids 63 kg

 

Commentaires de la semaine

Dernier jour en métro dans les pentes du Faron avant l'avion du soir qui me ramènera à la réunion.

Changement d'air et un coup de clim en trop et me voila reparti alors que je sortais d'une longue bronchite une semaine plus tôt) pour un bon rhume que j'emporterai dans ma première traversée de l'ile de l'année.

 

Lundi : Le faronesque

Ce parcours est un délice de l'entrainement trail ou techniques pentes raides et descente se succèdent et vous use immanquablement.

 

 

Trois collègues du Marseille trail club m'accompagnent pour ce faronesque : L'inusable Pfx; Lambert et Ostrogo

 

Le temps et la vue sur Toulon sont magnifiques

 

Un sentier en balcon

 

A peines 11km d'avalées que la dureté du parcours fait grincer les organismes

 

Dans les sorties trail du sud comme dans Astérix et Obélix, cela se termine toujours autour d'un banquet.

 

Traversée de l'ile (Reco de la course 97.4)

J1 – Vendredi

 

Fin du boulot à 12h, direction chez Anise qui assure le roulage vers le sud… on flâne... un café dans une boulangerie de Sainte Philippe avec une fournaise coco.

A Langevin on se renseigne sur les chambres d'hôtes proche du départ et disponibles le vendredi 29 juin… Finalement, le stade et les alentours étant très vert, on bivouaquera sur place.

 

 

Anise me dépose un peu après la balance langevin, à un abri bus. Il pleut, je sors mon barda, enfile le K-way, un bisou et en route. Il est déjà 16h. Le sac doit être dans les 8 kilos. Je marche la première ½ heure et commencerai ensuite à courroter un peu dans les descentes

 

Au passage, derrière cet escalier, à savoir qu'un sentier marron démarre pour vous amener au serré entre jean petit et grand coude

 

Il fait encore jour quand j'arrive à la résurgence de la cascade langevin.

 

Sympa le panneau de l'entrée au village de grand galet. Il n'est pas encore 18h et la boutique est encore ouverte avec deux mounes qui sirotent leur dodo. La rue est calme.

 

 

A la sortie du village, la route enfin se termine. J'en avais déjà marre du bitume. Dans la ravine après la chapelle, je croiserai un couple un peu bizarre; elle, la quarantaine en jupe de ville avec un ananas à la main et lui beaucoup plus jeune, pieds nus, le corps dandolinant ayant trop bu et les yeux rouges vifs… Il me demande ou je vais… je lui mens "au gite du volcan" et continue ma route

 

Des le premier sous bois, la nuit tombe vite… je ferai une bonne demi-heure de frontale avant de traverser la rivière des sept bras et d'arriver à l'abri.

 

A défaut de monter la tente, je la déroulerai pour l'utiliser comme une bâche pour l'autogonflant et le sac de couchage. Ca fait bizarre de se retrouver tout seul la dedans. L'abri est assez propre et semble être utilisé par des chasseurs ou les ouvriers de l'ONF.

 

Je mets la batterie du GPS à charger pour demain et tranquillement, je m'installe

 

Le repas du soir sera léger. Une soupe avec un morceau de pain, une banane et un chocolat chaud avec des biscuits au Manioc ramené par Anise de l'ile Maurice. Vers huit heure et demi, au lit!

 

J2 – Samedi

 

Réveil à 3h00 du mat, le temps du réveil, du ti déj et de ranger le sac, je prends la route pour le grand péi vers 4h30. J'imagine deux heure plus bas à Langevin Christaboy du forum GRR et sa bande qui démarre leur Recto jusqu'à Cilaos. Avec des sacs plus légers que moi, je pense qu'ils me croiseront quelque part dans la montée du Kerveguen.

Dans le bois du grand péi, il ne fait pas froid. Faut dire que le parcours grimpe tout le temps, donc le corps est chaud

 

 

Je trouverai le levé du jour en quittant la pente du grand péi pour entrer dans le cassé de la plaine des sables. Proche du sommet, un vent froid est présent mais avec buff, coupe vent et gant, ça le fait!

 

Dans la dernière pente pour arriver à la plaine des sables, je croiserai papy et Impy du forum… Ils partent à la rencontre des Christaboy and co plus bas. Je les imagine une heure plus bas. Papy me propose de me ravitailler à Textor mais je lui dis que ça va. Ayant fait le plein dans la rivière des sept bras, j'ai de quoi tenir en eau jusqu'à Mare à boue

 

La plaine des sables m'accueille et m'offre le soleil sur un plateau… c'est toujours aussi beau!

 

Sur la route des sables, put…. Mon rêve… Bivouac en camping car

 

 

Allez zou, direction les remparts de basaltes et l'oratoire sainte Thérèse.

 

Le panorama géant sur les 2 massifs de la Réunion

 

 

Paix à ton âme Josémont

 

Textor et son antenne s'approche. Derrière le piton des neiges que je vais monter jusqu'au niveau du gite avant de redescendre vers Cilaos

 

Le soleil est radieux, il est un peu plus de 9h passé et me voici à descendre en courroter les prairies de la plaines des cafres. Jusqu'à présent mon rhume me laisse à peu près tranquille. J'ai un peu de paracétamol pour la fièvre et de la Lysopaïne pour la gorge en feu, mais j'avance sans trop penser à tout ça.

 

Au chalet des plâtres, je trouverai le robinet la cour indiqué par schuchu du forum. Je croiserai un habitant que me préviendra que l'eau de ce robinet vient des retenues collinaires en amont. Bref pas envie de boire cet eau sachant que j'ai 2 jour encore à assurer

 

A mare à boue, impossible de trouver l'eau déposer par Fred, je suis bigleux… Je demanderai à une femme terminant sa rando et prête à repartir s'il elle n'a pas un fond d'eau à me laisser. Elle me donnera finalement une grande bouteille entière d'eau de Cilaos!... Avec ça je devrai pouvoir tenir jusqu'à la source du Matarum!

Il est un peu moins de 11h quand je quitte Mare à boue

 

Le sentier du mare à boue est boueux mais ça va, j'ai connu pire… les flaques s'évitent

encore sans acrobaties

 

Je mettrai une éternité à atteindre le Kerveguen. Avec mon gros sac et mon rhume, la montée est assez pénible, très pénible. Aussi je prends mon temps. Après plus de 6 heures d'alimentation "à l'eau" (je voulais beaucoup tirer sur la lipolyse sur cette traversée), je prends un premier gel  et je ferai une longue pause déjeuné ou affamé, je dévorerai mon pain au graines.

 

J'arrive au gite un peu avant 15. La batterie de mon GPS a rendu l'âme, et sans attendre je m'engouffre dans la descente du bloc avec la faim au ventre.

 

La fontaine du Matarum coule à flot… je peux enfin boire à ma guise et faire le plein d'eau (je sors un premier stick d'hydraminov menthe)… mais bon, la faim (ou la gourmandise) commence à me tenailler. J'ai envie d'un bon cari barquette, de macatia et autres gâteau patates… je reprends ma route avec la hâte d'arrivée à Cilaos

 

Cilaos… J'arriverai au centre ville vers 16h45. Direction la boulangerie d'en bas. Je m'installe, commande un chocolat et je m'enfile 3 macatia d'affilée, 1 aux amandes, l'autre au coco, le dernier au fromage. Je repartirai 20 minutes plus tard avec un autre macatia et une miche de pain. Un dernier arrêt au marchand de fruits d’où je ressortirai avec 4 bananes et 2 mandarines puis de l'eau à l'église et je file dans le sentier des porteurs.

 

Avec la nuit qui est déjà là, je zappe le bras rouge pour la route d'ilet à cordes. Je cours quand c'est plat ou descendant… j'ai hâte d'entrer dans le Taibit. J'ai dans l'idée de dormir à Marla mais j'ai peur qu'il y fasse froid la bas. Je me dis qu'il vaudrait peut être mieux dormir dans le Taibit coté Cilaos mieux abrité du vent.

Vers 20h la lassitude de 15h de traversée, je m'arrête et plante la tente à la plaine au fraises. Je speed pour ne pas être pris par le froid. Je monte la tente, m'engouffre dedans, me déshabille et me nettoie à la lingette; puis j'enfile le pyjama, gonfle l'autogonflant et l'oreiller et au lit. Je m'endors très vite… Je serai réveillé dans la nuit par la foulée d'un traileur descendant le Taibit à 1 heure du mat…Le duvet est limite et j'ai un peu froid au niveau des jambes.

 

J3 – Dimanche

 

Il est peu plus de 4h30 du matin… réveillé à 3h avec le froid au jambes (collant trop léger), j'ai déjeuné et préparé mon sac sous la tente. Je plis rapidement celle-ci et reprends la route avec ma tenue pyjama (caleçon, collant haut, micro polaire) plus mon coupe vent. A mesure que la montée s'élève, j'ai vite chaud et j'arriverai au sommet du Taibit uniquement avec le teeshirt collant manches longues. A peine 20 minutes pour arriver au sommet, ce qui veut dire que j'ai dormi à 1900m d'altitude. Je verrai en arrivant à Marla (1600m) qu'il aurait mieux valu que je dorme la; pas de vent sur l'ilet, il fait bon!

 

Après avoir fait de l'eau au robinet la cour de l'école, direction les 3 roches. Je descends le grand éboulis avant d'arriver à la rivière. La saison des pluies il est passé par la je décide de déchausser pour garder les savates au sec. Avec le jour qui va pointe et le temps agréable je profite également d'enlever le pyjama

 

Je repars donc en tenue de jour puante avec un sac à dos qui commence à devenir un séchoir branlant d'une rue de Naples

 

Le lieu des trois roches ou la rivière des galets s'engouffre dans une chute de 80 mètres. Toujours aussi beau

 

J'attaque les tape culs qui mènent à roche plate sous un beau soleil.

 

Après les 3 tape culs et avant la grande descente vers roche plate, je décide de prendre le raccourci (un détour pour moi) qui mène au bronchard.

Le sentier traverse d'abord d'ancien champs de culture, transformé en partie en stade de foot complètement à l'abandon. Ensuite il traverse une mer de roches avant de terminer dans les filaos, les faubourgs du quartier du bronchard et enfin la chapelle.

 

Ce sentier m'offre de nouveau panorama magnifique de couleur du cirque de Mafate

 

Je ferai une longue pause à l'école de roche plate. Je ferai chauffer deux soupes pour agrémenter mon pain. Je discuterai également avec Mathilde balland, bonne coureuse de trail qui me rappela que l'on courrait ensemble en club il y a 4 ou 5 ans ce dont je ne me souvenais pas… ma mémoire me joue des tours!

Je repars ensuite vers les orangers. A la brèche, avec ce soleil, la pause photo est de rigueur

 

Enfin! Au orangers je trouve quelques goyaves… de la vitamine bio de Mafate

 

Au orangers, je croiserai Thierry Chambry puis retrouverai anise. On parlera beaucoup du Népal. Un projet de vacances en couple en 2013. Thierry ayant déjà couru là-bas nous renseigne et nous conseille.

Après un très longue pause autour d'un chocolat, du plaisir de se retrouver et d'une petite sieste. On repart pour le dernier tronçon avec le sentier Canal. Au début du sentier un dernier coup d'œil sur Mafate en attendant la prochaine fois…

 

 

Puis nous attaquerons le long sentier roulant en alternant marche et course. Nous arriverons un peu après trois heures à la citerne de sans souci. Après un peu d'eau de Cilaos, du bon pain et une pomme, on descendra sur St Denis… je programmerai la reco du final de la 974 entre sans souci et le port une autre fois

 

 

A la prochaine

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2 commentaires

Commentaire de peky posté le 22-05-2012 à 21:41:49

bonjour,

J'adore lire tes recos.

Belle ambiance.

Commentaire de Arclusaz posté le 22-05-2012 à 22:09:18

3 jours formidables ! merci pour le dépaysement que tu m'a amené ce soir....sans fatigue !
Impressionnant.

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